Juan Puthod : Dénouement

Publié le par sab

   
   Le
disparu est réapparu cette nuit. Avec des traces de coups. C'est l'un des rares survivants du centre de détention du Vesubio. Il a été séquestré, encapuché, torturé, et ses vieilles connaissances (il ne fait aucun doute que ce sont d'anciens répresseurs) lui ont dit quelque chose du genre "toi tu comprends toujours pas.. ta vie c'est nous qui en disposons". (Juan Puthod a fait une déclaration à la presse ce matin).
Certaines rumeurs affirment que les séquestreurs se sont dégonflés devant l'ampleur des forces déployées pour retrouver J. Puthod. Celui-ci a réaffirmé que la lutte pour les droits de l'homme continue, et qu'il y a encore une raison supplémentaire pour se battre pour que justice soit faite. Il affirme qu'il n'a pas pu voir ses séquestreurs (il a déjà perdu un œil dans les tortures il y a 30 ans, et ses séquestreurs le savaient, c'est pourquoi il ne les a pas vus). A suivre.

Extrait de l'
article de Clarin :
-¿Está al tanto de las sospechas que hay sobre el caso?

-Sí, sí, sí. Dicen que fue un invento de Cristina, que fue un invento del gobernador, que fue para parar el tema del campo, que me llené de plata... pero yo no tengo un mango. El día del secuestro junté moneditas para comprarle vainillas a mi nena. El tema de la famosa duda es la misma que escuché hace 32 años cuando hacían desaparecer gente y tiraban nuestros compañeros al mar. Dejémonos de joder.
(Vous êtes au courant des soupçons qu'il y a sur le cas?
-Oui, oui, oui. On dit que c'est une invention de Cristina [Kirchner, la Présidente de la République], que c'est une invention du Gouverneur, que c'était pour stopper l'affaire du campo [négociations ardues entre le gouvernement et les producteurs agricoles au sujet des taxes à l'export], que je me suis fait un tas de fric... mais moi j'ai pas une thune. Le jour de mon enlèvement j'ai trouvé quelques pièces pour acheter des bonbons à ma gamine. L'histoire du doute c'est la même que j'ai écouté il y a 32 ans quand ils faisaient disparaître les gens et jetaient nos compagnons à la mer. Faut arrêter de déconner.)

-Hay vecinos que dicen que la zona donde usted fue secuestrado tiene mucha seguridad...
-(Interrumpe). En Zárate hay bicipolicías, motos, patrulleros. Pero ese día no había nadie. Yo creo que hubo zona liberada por parte de la comisaría primera. Esto tiene que aclararse para no seguir en la impunidad. Acá te levantan, te secuestran y todo queda impune. En Zárate tuvimos seis centros clandestinos de detención y no tenemos un solo preso.
(Des gens du quartier disent que la zone où vous avez été séquestré est très sûre...
-(Il l'interrompt). A
Zárate il y a des policiers à vélo, à moto, des patrouilles. Mais ce jour-là il n'y avait personne. Je crois que la zone a été dégagée par le commissariat principal. Il faut éclaircir ça pour ne pas continuer dans l'impunité. Ici ils t'emmènent, te séquestrent et tout reste impuni. A Zárate nous avons eu 6 centres clandestins de détention et il n'y a pas un seul emprisonné.)

-Ahora que ya pasó más de una semana: ¿Quién cree que pudo haberlo secuestrado y por qué?
-Tenemos dos hipótesis: fue la patota de Patti o Prefectura. No hay otra. Hay un hecho concreto: el monumento que estamos preparando para dos compañeros muertos en los que Patti está sospechado. Nosotros denunciamos los seis centros clandestinos de Zárate y, como le decía, no hay ningún detenido. Además, denunciamos a un represor de Prefectura que se nos caga de risa en la cara y no lo detienen. Estoy denunciando a un tipo que me torturaba a mí y que violaba a una compañera al lado mío.
(Maintenant que plus d'une semaine a passé : qui croyez-vous a pu vous séquestrer et pourquoi ?
Nous avons deux hypothèses : Patti ou la Préfecture. Il n'y a pas d'autre possibilité. Il y a un fait concret : le monument que nous préparons pour deux compagnons morts pour lesquels Patti est suspect. Nous avons dénoncé les 6 centres clandestins de
Zárate et, comme je disais, il n'y a aucun détenu. En plus, nous avons dénoncé un répresseur de la Préfecture qui nous rigole au nez et on ne l'arrête pas. Je dénonce un type qui m'a torturé et a violé une compagne juste à côté de moi.)

Pour le reste, en Bolivie, aujourd'hui, Evo Morales a fait une petite définition publique de ce qu'est le service public.. Y'en a qui devraient prendre des notes !

Publié dans social

Commenter cet article