Où l'on reparle de bouffe... : les tamales

Publié le par sab

ET ÇA SE BOUFFE PAS, ÇA SE MANGE !!!

Tamales norteños con carne y harina de maíz (tamales du nord à la viande et farine de maïs)

Dans la gastronomie argentine, les tamales occupent une place privilégiée et, avec la soupe de maïs (locro), les humitas et les motes, règnent parmi les meilleures et plus authentiques recettes du Nord-Ouest. Elles se distinguent des autres plats typiques, plus simples et faciles à réaliser, dans le fait que leur préparation requiert patience, adresse et une plus grande quantité d’ingrédients. Mais l’effort vaut la peine, en particulier si vous prétendez briller en apportant à la table ces attractifs « petits paquets » surprises.

Ingrédients :
30 feuilles de maïs,
375 g de farine de maïs,
250 g de courge / potiron bouilli(e),
2 cuillères à soupe de graisse de bœuf,
500 g de viande grillée,
5 oignons blancs (petits),
50 g de beurre,
Paprika, sel, piment moulu, cumin,
1 l de bouillon.

Pour préparer la pâte, on verse la farine de maïs en pluie sur le bouillon à ébullition. On cuisine une minute sans cesser de mélanger pour éviter que se forment des grumeaux. On ajoute alors le beurre, la purée de courge, sel et paprika à volonté (plutôt peu). D’autre part, on défait la viande grillée en fils, on coupe les oignons blancs et on cuisine le tout dans une poêle avec la graisse et un peu de paprika. En retirant la poêle du feu, on sale et assaisonne de piment en poudre et cumin. Avec la pâte de farine de maïs, on forme des croquettes grandes et aplaties creusées au centre pour y placer le hachis de viande. On enveloppe ensuite soigneusement cette farce dans les feuilles de maïs en les superposant en forme de croix comme s’il s’agissait de petits paquets et on les attache avec un fil des mêmes feuilles. Les tamales doivent se bouillir dans de l’eau salée pendant une demi-heure, et s’ils sont mal montés personne n’aura la moindre idée de leur contenu.
On les servira tels quels, en précisant aux moins éclairés que les feuilles ne se mangent pas...

Personnellement, je meurs pour des tamales, et le pire, c'est que ma voisine en fait tout l'hiver. C'est mon fast-food préféré. Faudra venir pour goûter !
Texte extrait et traduit de : Cocina argentina clásica y moderna, Ed. Emecé, Buenos Aires, 2003.

Publié dans tradition culinaire

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