Sucre : un peu d'histoire

Publié le par sab


Sucre, 2.790m d'altitude, appartient au patrimoine de l'humanité (Unesco) depuis 1991.

Fondée en 1538, elle a vu naître, en 1624, Saint-François-Xavier, la première université bolivienne et le berceau de l'indépendance. Ses étudiants furent toujours à la pointe de la contestation et des idées les plus radicales. La ville s'appela d'abord Charcas, puis Chuquisaca avec les Incas, puis La Plata avec les Espagnols, et ce jusqu'à l'indépendance. Simon Boli­var se rendit en 1825 à La Plata, dans ce Haut-Pérou qui n'était pas encore la Bolivie. Il le surnommait d'ailleurs sa "fille préférée" et voulait tout faire pour éviter la dislocation de la nation sud-américaine tout juste libérée..

En 1825, "les docteurs créoles", avocats et grands propriétaires, politiciens, proclamèrent la "République Boli­var" en l'honneur du Libertador. Ils lui en offrirent également la présidence et la possibilité de rédiger la Constitution. Boli­var s'inclina, élabora effectivement une Constitution pétrie d'idéaux et de justice (qui ne fut jamais appliquée), mais partit au bout de quelques mois, laissant la présidence au maréchal Sucre...

Plus tard, tandis que La Paz se développait à grande vitesse et profitait du boom économique produit par l'exploitation des minerais du pays, Sucre stagnait et ronronnait dans un écrin colonial. Vers la fin du XIXe s., le pouvoir politique s'installa à La Paz, sans qu'officiellement Sucre ne perde son titre de capitale. Aujourd'hui, tout se trouve à La Paz, parlement, palais présidentiel, ambassades, etc., Sucre ne conservant plus que la Cour Suprême. Longtems de très faible importance commerciale et industrielle pour le pays, Sucre ne se modernisa jamais.

 

Si la lumière est pure, l'air ne l'est pas, ici... c'est plutôt les pots d'échappement, les odeurs de poulet frit... c'est la misère aussi, les paysans pauvres de Potosi­, les vendeurs ambulants...les enfants qui dorment sur le trottoir..

Publié dans ma vie - mon œuvre

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